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Mental et sportifs de haut niveau : exemple lors du Tournoi de Roland Garros

  • 20 juin 2017
  • 2 min de lecture

Dimanche 11 juin, le Tournoi de Roland Garros s'est terminé et a vu Rafael Nadal remporter son 10ème titre et une jeune joueuse de 20 ans Jelena Ostapenko s'imposer, contre toute attente, dans le tableau féminin.

Pendant toute la quinzaine, le mental a beaucoup été évoqué. Celui qui en parle le plus est le joueur suisse Stan Wawrincka.

Avant sa finale face à Rafael Nadal, il disait : "Mentalement quand j’arrive sur ces gros matches, je sais que je ne vais pas lâcher, je suis en mode automatique. Je ferme mon corps et je mets mon cerveau en mode gagnant. Quand mentalement, je suis comme ça, c’est difficile de me battre." (Tennis Magazine)

Après sa finale perdue, il admet d'ailleurs que le "problème était mental".


Et que dire de son adversaire, Rafael Nadal ? Dès 2006, il s'est cru perdu pour le tennis (malformation du pied), sans compter des problèmes au genou, au poignet qui l'ont plusieurs fois éloigné un long moment des courts.

Sur terre battue, Nadal sait lier maitrise physique, technique, tactique et mentale (bref, la pyramide de la performance) : "Mon jeu s'adapte bien à cette surface, mon déplacement et mes amorties conviennent à la terre battue. Mais c'est l'aspect mental qui est le plus important. Je suis fort mentalement. Il faut courir, souffrir, avoir davantage de tactique, on a plus de temps pour réfléchir".

Dans le tableau féminin, l'absence de grandes joueuses comme Maria Sharapova ou Serena Williams laissait le champ libre à beaucoup de challengers.

Et c'est Jelena Ostapenko, joueuse inconnue ou presque, de 20 ans qui a remporté le tournoi.

Sa personnalité très forte lui permet de nourrir sa rage de vaincre, mais c'est aussi son mental qui lui permet de réussir : lors du tournoi, il lui a permis par trois fois (y compris en 1/2 finale) d'inverser la tendance alors qu'elle s'était inclinée lors de la première manche.

C'est ce qui s'est passé en finale. Simona Halep mène 6-4 et 3-0 et possède trois balles de break. Mais Ostapenko parvient à revenir. Même chose lors de la 3e manche, Halep prend les devants 3-1, mais là encore, la puissance de Ostapenko fait la différence. Et surtout, elle ne renonce à aucun moment.

Ces quelques exemples montrent que le mental n'est pas à mettre à part. Le mental est à intégrer dans la recherche de performance, au même titre que le physique, la technique et la tactique

Ceci s'applique au sport mais plus globalement dès qu'il y a recherche de performance : sport, examen, concours, prestation artistique...

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